EDF CENTRALE HYDRAULIQUE DE KEMBS

EDF CENTRALE HYDRAULIQUE DE KEMBS ENERGIE & ENVIRONNEMENT

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  • 68680, KEMBS LOECHLE, FRANCE

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Construit sur le Grand Canal d’Alsace parallèle au Rhin, l’aménagement hydroélectrique de Kembs est premier en tout : premier à être mis en service dès 1932, il ouvre la chaîne des 10 grandes centrales EDF du Rhin franco-allemand. Il est également le premier site de production d’énergie « au fil de l’eau » de cette envergure construit dans le monde, après celui des chutes du Niagara. Quant au gabarit du Grand Canal d’Alsace il est plus important que celui des canaux de Suez et de Panama !

Dès sa conception, il visait à la fois à régulariser le débit du Rhin, aux crues autrefois dévastatrices, à produire de l’électricité et à permettre la navigation en continu sur le fleuve.

Le site comprend 3 ouvrages : un barrage, des écluses à double sas – les plus grandes du Rhin – et la centrale hydroélectrique ; en bon chef de file, il intègre aussi le Centre de conduite hydraulique d’où sont pilotées à distance l’ensemble des centrales EDF du Rhin.

La centrale de Kembs comporte six groupes turbines verticaux de 160 mégawatts de puissance totale. C’est un équipement dit « au fil de l’eau » ou de « basse chute », qui produit de l’électricité régulièrement, par opposition aux barrages de grande retenue, qui permettent de stocker l’eau pour faire face aux besoins ponctuels en cas de pics de consommation d’électricité.

La visite guidée permet de voir l’imposante salle des machines de la centrale, le Centre de conduite hydraulique, la plage amont de l’usine (point d’entrée de l’eau dans les turbines) et les écluses. On comprend alors l’histoire de l’aménagement du Rhin, on apprend comment s’organisent exploitation hydroélectrique et navigation, et on découvre l’ensemble des mesures environnementales qui protègent la biodiversité du fleuve. Aujourd’hui, dans le cadre de la prolongation de sa concession, EDF s’est engagé sur des mesures qui ont permis la restauration environnementale d’environ 100 hectares de l’île du Rhin, dont la remise en eau d’un ancien bras du Rhin, baptisé « Le petit Rhin ».  Un inventaire de la biodiversité a été réalisé, 380 000 m3 de déblais ont été déplacés – dont certains sont venus enrichir les alluvions du fleuve -, et 150 000 végétaux ont été plantés dans la réserve naturelle de la Petite Camargue alsacienne. Le débit du Vieux Rhin a même eu le droit d’enfler, retrouvant un peu de sa splendeur d’antan. Et les petites bêtes n’ont pas été oubliées : deux nouvelles passes à poissons et une passe à castors ont été ajoutées.